Monday, March 14, 2011

FPDV N°13 sean-svroon juives

figé comme une tombe devant son reflet dans la vitrine, il pense  que rien ne se tient aussi bien que lui
il est droit comme la morale qu'il a plié avant-hier
vendredi a été un bon jour
il savait qu'elles passeraient dans cette rue, qu'elles seraient seule, il sait que la nuit tombe encore tôt en mars, il sait toujours tout quand son plaisir est au bout, il connaît les horaires des femmes, les chaussures qu'elles porteront, les robes, leurs doigts qui se défendront de l'aimer encore un peu…
invisible et immobile, (le regard accordé aux regards du vice); il plante et sème, trouve ridicule cette formule mais l'écrit pour vous.
 
 
il se vide dans un quartier vide, vide de sens il quête un frôlement de peau et des lèvres entrouvertes
depuis toujours il se soumet aux itinéraires changeant, il cherche, il les cherche
 
aujourd'hui, il  est un peu dépité quand arrivent "deux hommes dans la rue humide de pluie qui le gèle", il est mouillé, trempé jusqu'au os, il n'avait pas prévu l'averse, ses cheveux dégoulinent, son pénis dégouline, son maquillage dégouline, et les mecs sont la, ils veulent payer pour le voir, ils promettent qu'ils seront sage, ils ont l'accord tacite de  leurs femelles compréhensives…
les salopes...laisser leurs hommes sortir comme ça pour me séduire n'a aucun sens, j'ai été gentil avec elles, je n'ai jamais menti sur la marchandise, je suis un type facile avec des désirs communs d'adultère moyen, et voila que je me retrouve à genoux devant eux.
les salopes…
 
sean-syroon juves 

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